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Données macroeconomiques

L’Espagne, ainsi que la Grèce, l’Irlande et le Portugal, est l’un des pays de la zone euro les plus affectés par la crise et qui mettra le plus de temps à retrouver le sentier de la croissance.

L’origine de cette chute se doit à un ensemble de problèmes structuraux propres à l’économie espagnole et également à la forte influence extérieure de la crise mondiale de liquidité.

Dans la partie domestique, on peut constater plusieurs facteurs générateur de cette crise, tels que le poids exagéré du secteur de la construction dans le PIB, la bulle immobilière qui finit par exploser entre 2007 et 2008, la faible productivité et compétitivité espagnole dues en grande partie à un investissement limité en R&D+i, et une faible utilisation de la technologie de pointe en comparaison avec d’autres payés développés.

En 2008, l’économie espagnole accuse une forte décélération, et l’année 2009 est pire, le PIB obtient une croissance négative de -3,6% (alors que la moyenne européenne est de -4,2%).

En 2010, l’économie espagnole stagne, avec un PIB de -0,1%, même si celui-ci augmente de 0,6% lors du quatrième trimestre 2010. Ce début d’amélioration de l’économie se doit à l’évolution favorable des dépenses en consommation finale, qui avancent de 0,7% en 2010, par rapport à une chute de 2,3% en 2009, ainsi qu’au comportement moins négatif de l’investissement, qui enregistre un recul de 7,6%, par rapport à celui de -16% de 2009.

La croissance de l’Union Européenne ralentit (de 2,2% à 2,1%), alors que celle de la zone euro s’accélère (de 1,9% à 2%). Le produit intérieur brut (PIB) par habitant en Espagne se maintient à 103% de la moyenne de l’Union Européenne des 27, conservant ainsi l’Espagne à la 13ème position, après l’Italie (104%) et la France (108%), selon les données 2010 du bureau statistique Eurostat.

La croissance de la demande nationale réduit sa contribution négative de -0,7% à -0,6%, alors que la demande extérieure augmente son apport au PIB trimestriel de 0,9% à 1,2%.

Le Ministère d’Economie et des Finances révise à la baisse l’indicateur synthétique d’activité (ISA) qu’il élabore en 2009 (-2,7%), puis à la hausse en 2010 (1,2%). Tous les secteurs d’activité sont toujours affectés par la décroissance, mais en moindre proportion.

En accord avec l’évolution des revenus disponibles en 2010, les dépenses en consommation finale des ménages augmentent de 1,3%, alors que les administrations publiques les réduisent de 0,7%.

L’emploi chute à un rythme de 1,4%, ce qui représente une réduction nette de presque 238 000 postes de travail à temps complet en un an.

La décroissance du coût du travail unitaire s’accélère de 0,4% à -2,3%, se positionnant à presque 4% sous le déflacteur du PIB.

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